Louise Arbour

L’UQAM décerne un doctorat honoris causa
à la juge Louise Arbour pour sa contribution
à l’émergence d’un nouveau droit international
et humanitaire

Montréal, le 23 octobre 1999 — L’Université du Québec à Montréal a décerné aujourd’hui un doctorat honoris causa à la juge Louise Arbour, récemment nommée à la Cour suprême du Canada. L’Université veut ainsi souligner sa brillante carrière de juriste au Canada et dans le monde et reconnaît les grandes qualités d’intégrité et de persévérance de celle qui a été, jusqu’à ces derniers mois, procureure en chef des Tribunaux pénaux internationaux pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda. Cette haute distinction lui a été remise par la rectrice de l’UQAM, Mme Paule Leduc. La cérémonie a eu lieu à l’occasion de la collation des grades de la nouvelle Faculté de science politique et de droit, qui a recommandé l’attribution de ce titre honorifique.

Une contribution manifeste au domaine juridique

L’entrée de Mme Arbour dans la magistrature, d’abord à la Cour suprême de l’Ontario, puis à la Cour d’appel de cette province, a marqué l’ensemble de la justice canadienne : on la cite aujourd’hui pour ses grandes capacités d’écoute et pour ses jugements équitables, rendus avec rigueur et dans le respect des droits des accusés. Sa présidence de la Commission d’enquête sur des événements survenus à la Prison des femmes de Kingston en 1994 a permis d’apporter des correctifs majeurs au système pénitentiaire canadien. En assumant pleinement le mandat de procureure des Tribunaux pénaux internationaux pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda, la juge Arbour est devenue une figure internationale, respectée des milieux politiques et juridiques pour sa détermination à toute épreuve et son intégrité. Elle a redonné espoir aux victimes de guerres intraétatiques et contribué à l’émergence d’un nouveau droit international et humanitaire, un droit où la responsabilité pénale est personnelle et non collective, où les criminels de guerre ne peuvent plus négocier leur impunité, fussent-ils des chefs d’État en exercice. La manière dont elle a joué son rôle a largement contribué à faire accepter, par la communauté internationale, la création d’un poste de procureur indépendant à la nouvelle Cour pénale internationale. Sa carrière exemplaire a encore été reconnue par sa nomination à la Cour suprême du Canada où elle oeuvre depuis septembre 1999.

Une nouvelle Faculté de science politique et de droit

Le droit humanitaire et l’étude des relations internationales sont depuis longtemps des pôles d’excellence à l’UQAM. S’inspirant d’un modèle reconnu en Europe et de manière à renforcer son expertise, l’UQAM a créé récemment une Faculté de science politique et de droit, la seule au Canada à réunir ces deux disciplines. La Faculté ouvre un nouvel axe de formation et de recherche pour aborder, dans leurs dimensions politiques et juridiques, certains des grands problèmes qui ébranlent nos sociétés, tels l’internationalisation des échanges, les droits individuels et collectifs, l’organisation des réseaux de services publics et les questions constitutionnelles. Un des nombreux projets de la Faculté, selon le doyen intérimaire, M. Jacques Lévesque, est la création d’une maîtrise professionnelle en études mondiales et régionales dès septembre 2000.

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Source : André Valiquette, Service de l’information externe
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