Juan E. Méndez

L’UQAM décerne un doctorat honoris causa à Me Juan E. Méndez, grand défenseur des droits humains

Le 11 juin 2007 – L’UQAM a décerné, sur recommandation de sa Faculté de science politique et de droit, un doctorat honoris causa à Me Juan E. Méndez, président du Centre International pour la Justice Transitionnelle, ex-conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la prévention du génocide et ex-président de la Commission interaméricaine des droits de l’homme. Par ce geste, l’Université veut souligner la carrière prolifique de Me Juan E. Méndez en tant que militant de la promotion et de la protection des droits de la personne. L’Université reconnaît ainsi sa contribution exceptionnelle à la création de plusieurs organisations non gouvernementales internationales dont Human Rights Watch et le courage dont il a fait preuve, notamment en Argentine où il a été emprisonné et torturé pour avoir défendu des leaders syndicaux et des prisonniers politiques. La cérémonie s’est déroulée le 9 juin en présence notamment du vice-recteur à la Recherche et à la création de l’UQAM, Michel Jébrak et du doyen de la Faculté de science politique et de droit, René Côté.

À propos de Me Juan E. Méndez

Né à Lomas de Zamora, en Argentine, Juan E. Méndez a complété un baccalauréat en droit à l’Université catholique de Stella Maris, avant d’obtenir son certificat du Washington College of Law de l’American University, en 1980.

Jeune avocat à l’époque de la dictature militaire dans son pays, Monsieur Méndez a été arrêté, emprisonné et torturé pendant un an et demi pour avoir défendu des prisonniers politiques. Amnistie International l’adopta comme « prisonnier de conscience ». À sa libération, à la fin des années soixante-dix, il s’établit aux États-Unis.

Il a plaidé la cause de Velasquez Rodriguez contre le Honduras devant la Cour interaméricaine des droits de l’homme de l’Organisation des États américains. La décision du tribunal a fait jurisprudence et a changé la pratique du droit international dans le monde entier.

M. Méndez a contribué à la création d’une série d’organisations non gouvernementales importantes. Il est l’un des fondateurs de America’s Watch – qui est devenu Human Rights Watch -, un organisme mondialement reconnu dont il est devenu le conseiller général en 1994.

En 1996, il est directeur de l’Institut interaméricain des droits de l’homme, au Costa Rica. Après avoir agi à titre de commissaire, il devient président de la Commission interaméricaine des droits de l’homme à compter de 2002.

En 2004, il est président du Centre International pour la Justice Transitionnelle, un organisme non gouvernemental venant en aide aux pays victimes de crimes violents contre la personne. Plus tard, il est nommé conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la prévention du génocide.

Jusqu’en 2004, il fut professeur de droit et directeur du Center for Civil and Human Rights, à l’Université Notre Dame dans l’Indiana. Il a également enseigné à la Georgetown Law School ainsi qu’à la John Hopkins School of Advanced International Studies. Il enseigne toujours régulièrement à Oxford en Angleterre, au Masters Program in International Human Rights Law.

Il a reçu plusieurs distinctions dont « Monsignor Oscar A. Romero Award for Leadership in Service to Human Rights » de l’Université Dayton et le « Jeanne and Joseph Sullivan Award » de la Heartland Alliance.

Les docteurs honoris causa de l’UQAM
Le doctorat honoris causa est la plus haute distinction qu’une université peut attribuer. Me Juan E. Méndez rejoint ainsi des personnalités telles que Louise Arbour, Claude Béland, Philippe Kirsch, David Suzuki, que l’UQAM a honoré au fil des ans.

 

Source : Mélanie Helou, conseillère en relations de presse
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