Jacques Bouveresse

L’UQAM décerne un doctorat honoris causa à Jacques Bouveresse, philosophe français et professeur au Collège de France

Le 16 mai 2007 – L’UQAM a décerné, le mardi 15 mai, sur recommandation de sa Faculté des sciences humaines, un doctorat honoris causa à Jacques Bouveresse, philosophe et professeur au Collège de France. L’Université veut ainsi souligner la rigueur de l’œuvre philosophique du professeur Bouveresse et son importance dans l’univers de la philosophie de langue française.

Cette haute distinction lui a été remise par la rectrice par intérim de l’UQAM, Danielle Laberge. Jacques Bouveresse est présent à l’UQAM dans le cadre de la Convention entre les universités québécoises et le Collège de France, ce qui lui a permis de donner une série de conférences.

Auteur d’une trentaine de livres et de près de 200 articles, ses intérêts de recherche touchent certes la philosophie analytique, mais aussi le rationalisme satirique et la philosophie de la logique et des mathématiques. Ses auteurs de prédilection sont entre autres Ludwig Wittgenstein, à certains égards son maître à penser, mais aussi Jean Cavaillès, Jules Vuillemin, Kurt Gödel, Karl Kraus, Georg C. Lichtenberg, et Robert Musil. Jacques Bouveresse a, à son actif, quarante ans d’enseignement dans diverses universités et au Collège de France où il a mis en place, en 1995, la Chaire de philosophie du langage et de la connaissance.

La carrière de Jacques Bouveresse se distingue par la distance ironique qu’il a observée face aux grands maux de la philosophie et sa méfiance à l’égard des idées à la mode et de l’académisme momifié. Il est connu pour ses critiques fréquentes de l’esthétisation de la pensée philosophique à laquelle il préfère largement la clarté, la précision technique et la modestie intellectuelle. Un des premiers Français à se pencher sur la tradition philosophique autrichienne, il s’insurge contre le provincialisme de l’imaginaire philosophique français et son penchant pour ce que Musil appelle « les grandes envolées de l’esprit ». Contre la « pensée ivre », il prescrit le souci de la réalité, voire l’amour pour elle, qui le conduit à se défier de tous les idéalismes. En 2002, il a rendu un hommage émouvant à son défunt collègue et ami, Pierre Bourdieu.

 

Source : Mélanie Helou, conseillère en relations de presse
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