Federico Mayor

L’UQAM décerne un doctorat honorifique
à M. Federico Mayor, directeur général de l’UNESCO

Montréal, le 29 novembre 1996 — L’Université du Québec à Montréal a décerné aujourd’hui un doctorat honorifique à M. Federico Mayor, directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (unesco). Cette haute distinction lui a été remise par le chancelier de l’UQAM, M. Pierre J. Jeanniot, et par la rectrice de l’UQAM, Mme Paule Leduc. Cette cérémonie a eu lieu devant des représentants de l’unesco, des gouvernements du Canada et du Québec, ainsi que des chanceliers, recteurs et vice-recteurs à l’enseignement et à la recherche de plusieurs universités québécoises.

” Un ardent plaidoyer en faveur de la culture de la paix “

Dans son hommage au récipiendaire, la vice-rectrice à l’enseignement et à la recherche, Mme Céline Saint-Pierre, a souligné que M. Mayor a apporté un nouveau souffle à cette grande organisation internationale. Par de vigoureux débats, ce grand visionnaire a réussi à débattre publiquement des mandats et de la gestion de l’unesco en marge des idéologies héritées de la guerre froide. Ses talents de pédagogue et de diplomate ont consolidé l’Organisation et lui ont permis d’essuyer les tempêtes de critiques qui ont agité et agitent toujours les institutions de l’ONU.

Dès le début de son premier mandat en 1989, M. Mayor obtient un vote consensuel sur la liberté d’expression et la libre circulation de l’information, sur la coexistence des médias publics et privés, sur le pluralisme médiatique et sur l’urgence de développer des infrastructures de communication. Cette résolution a pour effet de rendre à l’unesco son indépendance de pensée et d’action et de la libérer des luttes stériles de la décennie précédente.

” Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix “. Habité par son rêve, Federico Mayor poursuit sans cesse son action, soucieux de ne rien perdre de la mémoire des peuples et curieux de toute innovation témoignant de la pensée créatrice moderne. Il réclame que les fonds affectés à la guerre soient transférés à la reconstruction des sociétés grâce aux technologies modernes porteuses de nouvelles communautés virtuelles, instruments de solidarités et de diffusion des savoirs.

Deux chaires UNESCO à l’UQAM

En plus d’une Chaire UNESCO-UQAM en environnement, qui a mené à bien plusieurs projets dans le bassin amazonien, l’UQAM a acueilli en 1994 la Chaire UNESCO-Bell en communications et développement international qui regroupe des chercheurs de sept universités canadiennes et une quinzaine d’associés de l’industrie et de la pratique des communications. Ce partenariat privilégié a permis d’établir à l’UQAM le secrétariat du réseau ORBICOM, le réseau des chaires unesco en communications qui regroupe 15 chaires réparties dans 60 pays de tous les continents et plus de 100 associés de l’industrie spécialisée ainsi que d’autres partenaires des médias, des milieux journalistiques, des relations publiques, de la publicité et du droit des communications. L’objectif est d’accélérer la circulation des nouveaux savoir-faire et des transferts technologiques en communication.

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Source : André Valiquette, Service de l’information externe, tél.: (514) 987-3000 #3268